Des réductions de financement gouvernemental pour la police autochtone pourraient causer de sérieux problèmes aux habitants de la réserve d'Obedjiwan.
Le conseil Atikamekw affirme que sa population de 2 500 habitants nécessite le corps policier d'une population de 60 000 habitants, des besoins qui ont été démontrés aux représentants gouvernementaux lors de négociations tenues en octobre.
Le conseil clame que le financement des corps de police autochtone est moindre que celui des corps de police du Québec. Il affirme que des choix importants devront être faits, tous avec des conséquences potentiellement désastreuses pour la population.
La solution de réduire le personnel n'augurerait rien de bon pour la population qui a besoin de ces effectifs policiers. L'autre solution consiste à se fier à la Sûreté du Québec, dont le poste le plus près est à 5 heures de route de la réserve située à 300 km de Roberval.
Le chef Christian Awashish craint les conséquences sociales de cette situation qui, dit-il, se répète tous les 4 ans.